Et puis après…

Il fallait donc vivre avec tout ça…Sans savoir pourquoi. Il y eu tant de mots, de coups pour rien ; des choses que l’on ne dit pas à ceux que l’on aime… Je passais donc les vacances scolaires loin de ma famille pour éviter les heurts. J’étais malgré tout heureuse d’échapper à tout ça, je m’étais créé un monde à moi. Pour mes frères et sœurs, tout ceci était normal, aucunes questions ne se posaient, puisque cela avait toujours été ainsi. Je rêvais donc beaucoup… Nous sommes arrivé à Nantes, sous la pluie, vague souvenir de cette ville humide où nous avons vécu presque trois ans. J’y avais intégré comme mes sœurs, une école catholique de jeune fille très prisée pour les enfants des familles comme la nôtre. Je ne m’y plaisais d’ ailleurs pas, je ne m’y sentais pas moi même, trop de contraintes, de : “tiens toi bien, soit comme ci, pas comme ça…” J’étais en cage. Pour maman, s’était difficile, elle supportait mal le climat humide de la région. Elle dû subir deux opérations dont une qui lui fit passer un long séjour à l’hôpital. Elle nous a fait peur cette année là… Papa, pour aider maman et pour simplifier les sorties en week-end et les vacances scolaires, acheta une maison à Piriac sur mer, un charmant village au bord de l’océan atlantique. Il nous fallait peu de temps pour nous y rendre et chaque virée à “Ker Izel” remettait toute la petite famille en pleine forme.

La maison où nous vivions se trouvait quartier Canclaux, c’était une grande maison sans charmes, un bloc fonctionnel : il fallait choisir “pratique”. J’étais comme toujours, à part ; alors je ne faisais qu’attendre, attendre des jours meilleurs. C’est aussi dans la capitale Bretonne cette année là que maman décide de m’emmener consulter, (je vous laisse deviner…) : un psy ! Etais-je malade à ce point ? Il s’agissait, je pense, plus pour maman d’une façon de se rassurer, elle avait un problème me concernant et il fallait passer par là. Mais les blessures sont nombreuses, autant physiques que psychologiques et mon âge ne me permettait que de laisser faire,… J’aurai aimé comprendre, l’aider à m’épargner, pour qu’elle m’aime, juste un peu…

2 commentaires à “Et puis après…”


  1. 0 FrankyJones 26 sept 2019 à 10:25

    la capitale bretonne n’est pas Nantes

    :)

  2. 1 Laura L. 26 sept 2019 à 10:58

    Elle l’était pour moi à l’époque…
    Mais je note !
    Merci pour l’attention ;)

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